Texte à méditer :  Avant de dire qu’il ya de la grandeur dans un peuple, il faut attendre qu’il ait subi l’épreuve de l’adversité. Pour les nations comme pour les individus le véritable héroïsme consiste dans le sacrifice de soi. (Notes inédites de Paoli).   Pascale Paoli
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Les traditions - Noël




http://pagesperso-orange.fr/bludimare/noel_corse.htm


La fête de Noël est moins marquée que dans d'autres régions.


Le père Noêl n'est apparu en Corse que ces soixantes dernières années.

  
Autrefois, c'était l'enfant Jésus qui apportait les bonbons aux enfants.

De même, les crèches sont sur l'île une tradition récente. Seul l'enfant Jésus, habillé en blanc pour la nuit de Noël et en rouge pour l'Epiphanie, apparaissait, placé sur le tabernacle de l'autel voilé.

Lorsque le prêtre entamait le Gloria, on tirait le rideau et l'enfant Jésus devenait visible. C'était la façon de célébrer son apparition.

Trois messes avaient lieu pour célébrer Noël :

La première à minuit
La seconde avant que le soleil se lève.
La dernière durant le jour.
La tradition du réveillon de Noël n'est venue que bien plus tard.



La bûche de Noël


On met dans la cheminée, autant de bûches qu'il y a d'individus vivant au foyer. Si l'on oubliait une bûche, il y aurait une mort dans la famille, dans l'année qui vient.

Dupin, à la fin du XVIIe siècle avait noté une coutume différente qui semble avoir disparu aujourd'hui :

<< La veille de noël on met une grosse bûche au feu et l'on prépare un bon souper.
Au moment de se mettre à table, le père de famille fait mettre tous ses enfants à genoux autour de la cheminée, tenant ainsi que lui, une feuille de laurier.

Le père de famille tient de plus un verre rempli de vin.

Lorsque chacun a pris place, il récite quelques prières. Il ordonne ensuite à ses enfants de jeter leur feuille de laurier dans le feu, par rang d'âge, en commençant par le plus jeune.

La mère les imite et, après elle, le père y jette aussi sa feuille et son vin. >>




Le bûcher de Noël


Si la fête de Noël est essentiellement familiale, le rite du feu y a également une dimension communautaire plus large. C'est ainsi que, à Casamaccioli, les enfants font la quête des bûches afin d'allumer un grand feu devant l'église. Chaque famille donne autant de bûches qu'il y a de personnes dans la maison, et on en donne même pour les morts de la famille.

Autrefois - et encore de nos jours dans quelques villages - dès le matin du 24 décembre, les enfants se mettaient à prépare le "Rocchiu". Jean-Claude Rogliano dans Mal'Conccilio décrit le Rocchiu :

<< Selon la tradition, ce bûcher de la nuit de Noël doit être dressé avec du bois provenant uniquement des jardins ou de champs.

Aussi, tous les enclos recevaient-ils la visite de bandes de gamins en quête de souches, de piquets, d'échalas ou de débris de clôtures.

Ils les réunissaient en d'énormes fagots qu'ils charriaient à la traîne dans les ruelles, jusqu'à la place de l'église, avertissant les gens de leur passage en criant : "Au Rocchiu !".

Et tout le villaage, en chœur, reprenait le même cri. >>

Le bûcher était allumé à la sortie de la messe de minuit. Le lendemain, les villageois venaient ramasser les braises encore fumantes pour les mêler à celles de leurs cheminées.



La magie et les sortilèges


C'est le soir de Noël que se transmet , en génération alternée (de grands-parents en petits-enfant), l'incantation qu'utilise le signadore ou la signadora, doués de pouvoirs extraordinaires, qui guérissent l'âme ou le corps et qui sont capables d'exorciser le mal, par des techniques appropriées, qu'ils ont acquises eux-mêmes par initiation un soir de Noêl.

Si l'on dévoile les prières "e prigantule" du rituel, ou si on les transmet hors de la date voulue, le pouvoir est perdu.




Le repas de Noël


Dans la tradition le repas de Noël, comme celui de Pâques, comprend du cabri ou de l'agneau, rôti ou en sauce (ou les deux), que l'on mange avec des lasagnes ou de la pulenta. Les lasagnes se retrouvent également au menu de l'Epiphanie et du Carnaval.

Avec les œufs de mulet, cuits au soleil, la Corse a son caviar, mais prisuttu et coppa forment également une ouverture idéale pour un repas de fête.

Une brouillade d'œufs aux oursins à l'huile d'olive, puis du cabri au four ou a l'istrettu par la réduction d'une sauce au vin rouge sont un repas de Noël traditionnel.

Légèreté, caractère, arômes subtils. Loin des idées reçues, et parfois novatrices, les applications de la farine de châtaigne n'en finissent pas d'étonner, voici deux recettes pour Noël :




Les huîtres en beignets de farine de châtaigne

de Philippe Vincensini (Cucina corsa)



• Ingrédients * : 12 huîtres Nustrale de l'étang de Diane, 125 gr de farine de châtaigne, 2 œufs, 25 cl de lait, poivre, huile de friture.

• La pâte : séparez les jaunes des blancs que vous montez en neige très ferme. Dans un saladier, mélangez farine, jaunes d'œufs, lait et eau des huîtres. La pâte ne doit pas être trop fluide. Incorporez-y délicatement les blancs en neige. Faites ensuite tremper les chairs d'huître de façon à bien les enrober, et plongez-les 4 par 4 dans le bain de friture à 180°. Retournez les beignets à mi-cuisson. Quand ils sont bien dorés et gonflés, retirez-les et déposez-les sur un papier absorbant. Dégustez chaud. Vin conseillé : le blanc E Croce du domaine de Leccia.




Le cabri en croûte de farine de châtaigne

de Fred Faverot (A Manella, à Propriano)



• Ingrédients * : 2 carrés de cabri corse, 3 cuillerées à soupe de farine de châtaigne, 1 cuillerée à soupe de thym, 10 cl d'huile d'olive, 100 gr de chapelure fine, 1 cuillerée à soupe de moutarde, sel, poivre.

• Préparez la pâte de la croûte en mélangeant farine de châtaigne, chapelure, thym et huile d'olive. Saisissez les carrés à feu vif, 3 à 4 minutes Puis retirez-les du feu et laissez-les reposer 2 à 3 minutes Enduisez-les ensuite de moutarde, puis enrobez-les avec la pâte, sur une face uniquement, côté peau. Passez ensuite au four, thermostat 240, pour environ 8 minutes Servir avec des artichauts frais émincés, sautés à l'ail et aux herbes. La recette peut être réalisée avec de l'agneau ou du cochon de lait.






Date de création : 30/11/2007 - 22:14
Dernière modification : 30/11/2007 - 22:23
Catégorie : Les traditions
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par NANOU le 01/12/2007 - 10:39

Bravo pour votre article et merci .
Tant de "choses" se gâtent dans notre monde et tant d'indifférence au quotidien, qu'il est bon de rappeler les traditions de notre belle Corse .
Amitiés à tous de Toulon.
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